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Aucune plantation n'est prévue lors de la construction du canal, mais, dès le début de son exploitation, les éclusiers plantent oliviers, amandiers, figuiers et autres fruitiers, afin de s'assurer un complément de revenu. Or, la présence d'arbres est indispensable pour faire des économies d'eau. Dans cette région, l'évaporation en période estivale peut-être très importante. Les arbres fruitiers sont alors remplacés par d'autres au feuillage plus protecteur. Le platane, d'abord introduit en petit nombre en 1775, est utilisé systématiquement dès 1820. Il devient alors omniprésent le long des 480 km de berges. Le platane présente plusieurs avantages : ses branches très longues forment un tunnel d'ombre, ses larges feuilles étanchéiflent le fond du canal, ses longues racines vont chercher l'eau dans le canal et participent ainsi à la stabilisation des berges. Aujourd'hui. Impossible de visiter le canal sans constater les dégâts causés depuis les années 2000 par le chancre coloré, le ceratocystis platani, un champignon très contagieux qui cause la mort de nombreux platanes. Depuis, les platanes sont arrachés puis remplacés par de nouvelles essences comme le micocoulier, le peuplier blanc, le chêne, le pin, le tilleul ou encore l'érable. La campagne doit coûter 200 millions d'euros sur 20 ans. |
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Octobre 2026 |